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 Il est libre Xin • Tanakas

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Xin Tanaka

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MessageSujet: Il est libre Xin • Tanakas   Sam 27 Aoû - 18:18



   
   Yang & Xin
   Il est libre Xin

C
'est marrant comme la terre tourne quand on est bourré. On se rend pas vraiment compte qu'elle tourne habituellement. Pourtant quand on est bourré c'est tout le contraire. On redécouvre que notre planète tourne autour de son astre. Ce soir, je me rend compte que oui, la Terre tourne, elle tourne vite même. Un peu trop, à tel point que j'ai du mal à marché droit. Je zigzag dans les rues sombres. Il fait chaud, plus que d'habitude. Je transpire un peu. Beaucoup en fait. Du revers de la main, je me frotte le front. Ouais, je sue. Arf, l'alcool. Je voulais pas boire. Pas ce soir. Mais tout à l'heure, en pleine rue, je me suis chopé une crise de panique. Une de plus. Je suis tombé au sol. Je me suis mis à transpirer, à voir ses vieux démons immondes qui m'attaquent à chaque fois. Cette fois ils avaient l'air de m'en vouloir. Un sentiment de vengeance les habitaient. C'était étrange. Alors ils m'ont attaqués. La peur m'a figée. Je me suis retrouvé dos au mur, littéralement. Incapable de faire quoique ce soit. Néanmoins dans un mouvement de courage -ou d’inattention de leur part- je me suis levé. J'ai couru aussi vite que j'ai pu, craignant pour ma vie. A bout de souffle j'ai fais irruption dans un bar, j'ai commandé un alcool fort. Très fort. Puis j'ai bu, cul sec. J'en ai pris un deuxième, au cas où. Lui aussi, je l'ai bu cul sec. Ensuite j'ai laissé le liquide faire son effet. Les démons ont finit par partir. Ils se sont effacés peu à peu. J'ai enfin pu respirer, vivre de nouveau. Je ne sais même pas combien de temps je suis resté dans ce bar. Sûrement jusqu'à la fermeture puisque le barman m'a foutu dehors. J'ai sûrement dû me laisser faire aussi. Mes souvenirs sont flous, mes pensées tout autant. Toujours je zigzag dans la rue. De temps à autre je me cogne contre le mur, je fais une pause puis je repars. Je penche la tête en arrière, j'observe les étoiles. Elles aussi bougent. Tournent. Virevoltent. Comme un abruti, je souris continuant ma route, la tête en l'air. Une personne me frôle, je baisse le regard avant de manqué de me casser la gueule. De justesse, je me rattrape. Tout bouge trop vite. Soudain, je me demande comment je vais pouvoir rentrer chez moi. Pas sûr d'être dans la bonne direction. Tant pis. J'appellerais mon frère. Il viendra me sauver. Il vient toujours me sauver. Mon frère est un héro. C'est mon superman à moi. Jamais il ne m'a laissé tomber. Et jamais il ne le fera. Merde, je m'égare dans mes pensées. Tout s'embrouille. Je heurte à nouveau un mur, je pousse un léger cri. Est-ce que je retrouve mes esprits ? Je crois bien. La Terre semble vouloir arrêter de tourner. J'ai l'impression que je marche à nouveau droit. Bam. Je me cogne une nouvelle fois contre quelqu'un. Au moins j'ai la confirmation, la Terre tourne toujours. Il me semble apercevoir des bâtiments familiers. Mon quartier. C'est là que j'habite. Dans un taudis, avec mon frère. C'est pas Versailles mais c'est toujours mieux qu'un carton dans la rue. Je prend soudainement conscience que mon frère va me tuer s'il me voit dans cet état. Il ne sait pas que je bois pour calmer mes crises. D'habitude, il s'en charge. Il chasse les démons. Superman, je vous dis, cet homme est superman. Mais ce soir, il n'était pas là. Il ne l'est pas toujours. Je peux pas lui en vouloir. Lui aussi, il doit survivre. On doit tous les deux survivre. Alors moi, pour survivre quand il n'est pas là, je bois. Ou je fume. C'est tout aussi efficace. Les démons sont chassés. Tout va bien. Enfin non, la Terre tourne. C'est le prix à payer.
Je crois que j'arrive devant la porte de notre chambre. Les lumières sont allumés. Merde ! Qu'est-ce que je fais ? Je fais demi-tour ? Non, j'ai bien trop peur de vivre dehors. En plus il fait froid. Et les démons pourraient revenir. Et ça je veux pas. Alors je met la main sur la poignée de la porte puis j'ouvre. Je crois bien que je fais du bruit. Je bouscule les chaussures ou je ne sais trop quoi qui se trouve sur mon passage. La porte se claque derrière moi. Oups. Cette fois c'est mort, mon frère m'a entendu. J'ai bien peur qu'il m'attende avec une paire de sandales, prêt à me punir. Ouais, parce qu'il est inutile de préciser qu'on a pas les moyens de s'acheter un fouet. Je vois une silhouette s'approcher de moi. Y'en a même plusieurs. Elles ont toutes le même visage : celui de mon frère. Comme si un ne suffisait pas. Trois Yang vont me passer un savon. Je tente de rester le plus droit possible. Mais la Terre tourne, tourne et tourne encore. Tout ça ne m'aide pas. Oh pis merde à quoi bon ! J'arrête de combattre la gravité et me laisse tomber sur le sol de ce taudis dégueulasse. « Je... Je suis... bieeeen. » laissai-je échapper alors que j'ai pas la force de lever mon corps. Je suis clouer au sol. J'ai envie de rester là quitte à m'endormir. Alors je ferme les yeux doucement. Me laissant emporter je ne sais où. Ce sera toujours mieux qu'ici.
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Jin Tanaka

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MessageSujet: Re: Il est libre Xin • Tanakas   Sam 27 Aoû - 18:20

Il est libre Xin
Xin & Yang
But it's the same old situation, we made it through this far. I saw the flames burn out in your eyes, so won't you save this conversation.

« Tu ne restes pas ? » me dit-elle alors que je suis en train d'enfiler mon pantalon, je ne pose même pas un regard sur elle. Non pas parce que je m'en fiche -ou alors un petit peu- mais parce que là, je n'ai qu'une seule envie : partir. Elle a eu ce qu'elle voulait, j'ai eu ce que je voulais alors à quoi bon rester ? Mais il est 22h, je ne pensais pas rester si tard. Oui c'est tard pour moi car mon frère est tout seul à la maison, enfin à l'appart... Au truc qui nous sert d'habitation, vue la gueule du truc je ne suis même pas sûre de pouvoir mettre un mot là-dessus, mais on fait avec les moyens du bord. Une fois mon jean's reboutonné, je me tourne envers vers elle, vers cette femme de 29 ans, peut-être 30 ou 34 j'en sais rien, lui adressant un sourire « J'aimerais... Mais je bosse tôt demain. » Règle n°1. Foutaises. Je ne bosse même pas mais je suis censé être PDG dans une petite entreprise, forcément qu'elle a crût à mes mensonges et techniquement je n'aime pas mentir mais j'ai compris depuis bien longtemps que je n'avais plus le choix. Je n'allais pas pouvoir arriver à mes fins en lui disant que je bossais en tant que serveur dans un petit restau non loin d'ici uniquement les week-end, et que je passais le reste de mon temps avec mon petit frère parce qu'il souffre d'anxiété sociale et que je le surprotège. Alors oui je mens mais après tout il n'y a rien de méchant, je ne m'engage à rien et elle non plus. J'enfile alors ma veste, certainement une de mes plus jolies et j'en ai très peu. Oui malgré le fait que nous avions pas du tout d'argent, j'ai quelques fringues plutôt classes, toujours plus crédible surtout quand je me fais passer pour un PDG... Elle finit par hausser les épaules, me lâchant un « C'est peut-être plus raisonnable, mon mari peut rentrer d'une minute à l'autre. » Je fais une petite moue, je ne savais même pas qu'elle était mariée... Mais je ne vais tout de même pas lui reprocher ça dans la gueule, alors que j'ai menti sur ma vie. Puis comme d'habitude, je m'assure à ce que la personne ne se fasse pas trop d'idées... « Tu ne m'as même pas donné ton numéro de téléphone... » finit-elle par me dire, je grimace légèrement, elle veut certainement remettre ça mais pas moi. Oh c'était cool, ce n'est pas la question mais je n'aime pas ça, c'est le meilleur moyen pour elle de comprendre que je ne suis qu'un pauvre menteur, qu'un pauvre tout court en fait. Même si pour le coup, je la trouve bien sympa et ça m'embête de ne jamais la revoir. Je tourne alors la tête vers la table près de moi, une longue table, dans cette grande pièce... Je ne déconne pas, sa salle de bain fait six fois le taudis de mon frère et moi, si elle savait ça... Alors règle n°2, ne pas jouer les connards. Parce qu'être un connard c'est tout sauf ce que je veux. « Je te le note sur un papier ? Je ne l'ai pas avec moi. » dis-je en attrapant un stylo et en écrivant mon numéro sur la feuille. Oui parce que si elle voyait la gueule de mon portable, elle verrait tout de suite que je suis loin d'être un PDG. Une fois chose faite, je me tourne vers elle et lui adresse un fin sourire tout en me tâtant les poches, je fronce les sourcils et lâche un soupir. Savoir mentir m'aide énormément. « Merde... » Je relève mon regard dans sa direction et ajoute « Ça ne te dérange pas de me dépanner pour le taxi ? » Règle n°3, boire. Assez pour prendre un taxi et se faire payer le retour dû à un oubli ou une perte du porte-feuille. Elle se penche vers son sac à main, pas contre cette idée bien au contraire, vue la gueule de sa maison croyez-moi qu'elle pourrait même me payer une voiture -et j'en aurais bien besoin- « Tiens. Je n'ai pas envie que tu rentres à pieds et que tu attrapes froid. » me dit-elle d'une voix presque coquine. Je lui réponds par un léger sourire tout en jetant un coup d'oeil aux billets qu'elle vient de me tendre, elle m'a donné largement plus mais je ne vais pas me plaindre, je ne vais même pas rentrer en taxi mais à pieds, cet argent me servira pour plus tard, acheter à manger à mon frère certainement « Merci. À bientôt... Alors. » Instinctivement, je passe une main dans mes cheveux, chose que je fais très souvent. Une habitude mais aussi une autre manière de plaire. Je lui fais un clin d'oeil et elle me répond par un sourire, et même quelques mots que je n'écoute pas car j'ai déjà quitté la pièce. J'espère que mon frère n'est pas trop inquiet, ce n'est pas la première fois que je rentre tard mais quand même, il sait que je n'aime pas ça... Parce qu'en fait, c'est moi qui suit trop inquiet.

Je rentre chez moi, claquant la porte derrière moi je lâche un « Je suis là ! » Je retire ma veste que je dépose sur le meuble à côté de moi, ainsi que le sachet de bonbons que j'avais acheté plus tôt dans la soirée. Une habitude, les préférés de mon frère, mais quand je retire mes clefs de la serrure, je fronce les sourcils. Pourquoi ? Parce que je n'ai pas de réponse, je sais que Xin m'aurait déjà répondu s'il était là ou alors, je l'aurais entendu. Peut-être qu'il s'est endormi... Alors je m'avance dans cette petite pièce. « Xin ? » Pas de réponse, je vais jeter un œil dans la petite salle de bain bien que je doute de le retrouver ici. Mais où est-ce qu'il est ? Je commence déjà à paniquer, comme d'habitude. Ce n'est rien il est peut-être juste sorti pour... Pour faire quoi ? Qu'est-ce qu'il pourrait bien faire dehors à cette heure-ci ? Et s'il avait voulu sortir pour une raison que j'ignore et qu'il a eu une crise de panique ? Je n'étais même pas là ! Je ne protège pas mon frère, je le surprotège et nous le savons tous les deux, je suis peut-être chiant parfois mais je m'en fiche je ne peux pas m'en empêcher, déjà parce que je suis quasiment certain qu'il est comme ça par ma faute, c'est moi qui l'ait rendu comme ça, je me sens comme qui dirait coupable de la mort de nos parents et j'ai l'impression d'avoir gâché sa vie. Je tente de passer au dessus et de ne pas lui montrer parce qu'il n'a pas besoin de ça, il a besoin que je sois présent pour lui, pas que je culpabilise ce qui ne m'aiderait pas. Oui car l'aider, ça m'aide aussi quelque part et je ne le laisserais jamais tomber, c'est mon petit frère et personne touchera à Xin le temps que je serai en vie. Je me dirige alors vers notre seul et unique placard, me déshabillant et retirant mes vêtements bien trop classe pour cet endroit merdique et j'enfile un large pull bien trop grand pour moi, un pull que j'ai réussi à voler y'a deux mois dans un magasin à deux rues d'ici. Alors oui nous avons des vêtements trop grands mais nous ne sommes pas en position de râler, on se contente de ce qu'on a comme d'habitude.

Ça fait deux heures et demi, putain mais c'est une blague ?! Je tourne en rond dans la pièce, j'ai même envie de cogner tous les meubles que je croise même s'il y en a très peu. Je suis sorti uniquement dix minutes pour le chercher mais s'il rentre à l'appart et que je ne suis pas là, hein ? Je suis coincé mais justement, ça me rend fou. Je suis sûre qu'il lui ait arrivé quelque chose en plus, putain, mais je me le pardonnerai jamais ! J'ai envie de gueuler, j'ai envie de frapper, je suis en colère contre lui. Enfin non, contre moi. Mais je suis en colère parce que je panique beaucoup trop et l'inquiétude me rend fou. J'ai déjà perdu mes parents et je refuse de perdre mon petit frère. J'ouvre la porte et dû à la colère -ou plutôt l'inquiétude- elle claque contre le mur. Je passe ma tête et même si je sais très bien que je ne vais pas le voir débarquer, j'ai tout de même espoir. Rien, personne. Sauf le concierge qui s'avance rapidement vers moi « Tanaka... » me souffle t-il sachant pertinemment que je sais très bien où est-ce qu'il veut en venir. Le concierge sait très bien, il nous connaît assez et nous embête pas énormément mais il faut payer, nous n'avons pas le choix « Tu sais qu'il me manque 50$ Yang. » Je repose mon regard sur lui, mes pensées bien trop troublées je lui réponds un simple  « Je sais... » je regarde derrière lui, Xin n'est pas là putain ! Mais je tente de me concentrer à nouveau sur le concierge, je tente de reprendre mes esprits ne serait-ce qu'une minute. Je sors l'argent de ma poche et lui tend ces 50$, je remercie Eri de m'avoir donner beaucoup plus que prévu, au moins, je pourrais toujours nourrir mon frère. Il me répond avant de partir mais je ne l'écoute pas, bien trop inquiet, encore.

Un quart d'heure plus tard et je suis toujours allongé sur le lit fixant le plafond. Je suis calmé, enfin, je n'ai plus envie de tout casser mais je suis encore plus inquiet. Ce n'est pas normal je le sais, je ne sais pas où est-ce qu'il est, ce qu'il lui ait arrivé, ça me fait peur. Et c'est là que j'entends le bruit de la porte, rapidement je me lève et court presque vers l'entrée où je trouve Xin. IL EST LÀ, j'ai presque envie d'hurler ! Et c'est ce que je fais d'ailleurs. « XIN MAIS TU ÉTAIS OÙ ? TU SAIS QUELLE HEURE IL EST ?!  » J'attends une réponse mais il s'effondre au sol, marmonnant qu'il « est bien » je suis rassurée mais en même temps, toujours aussi inquiet « Tu es bourré ?!  » lâchai-je toujours d'un ton colérique. Je ne suis pas en colère contre lui mais.. Putain, j'étais au bord de la crise de nerfs ! Bien évidemment qu'il est bourré, pourquoi je lui pose la question ? Certainement sous le coup de l'étonnement, depuis quand il rentre bourré chez nous ? Depuis quand il boit ? Comment il a réussi à boire ? Rapidement, je m'approche de lui et lui prend les mains pour le relever, c'est peut-être une mauvaise idée puisqu'il doit avoir la tête qui tourne mais là je m'en fiche pas mal ! Une fois redressé et assis sur les fesses et sans lâcher ses mains, je continue « J'étais super inquiet Xin ! Qu'est-ce que tu foutais dehors ? Pourquoi tu répondais pas à ton téléphone hein ? Et s'il t'était arrivé quelque chose ?! » Je le tire de nouveau vers moi pour le mettre debout, le tenant par la taille afin qu'il ne tombe pas « Va te rallonger déjà, et tu m'expliques !  » Bien-sûr que je parais en colère, je le suis, mais j'ai eu une peur bleue, à tel point que même si Xin se trouve dans mes bras, je n'arrive tout simplement pas à me calmer. Je suis soulagé qu'il soit là, mais bordel, s'il lui était arrivé quelque chose... À tel point que je ne peux m'empêcher de terminer par un « Plus jamais, tu m'entends ?! »
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MessageSujet: Re: Il est libre Xin • Tanakas   Sam 27 Aoû - 18:23



   
   Yang & Xin
   Il est libre Xin

A
peine écroulé au sol que je ferme les yeux. J'ai envie de dormir. De me laisser aller dans les bras de Morphée. Et c'est ce que je fais. Ouais, je lâche tout. Assez longtemps pour que je retrouve, l'espace d'un instant, dans le monde des rêves. Quand je vois ce qu'il s'y trouve, j'ai qu'une envie c'est d'y rester. Y'a maman et papa. Je les saluent avec un grand sourire. Heureux de les revoir. Content de savoir qu'ils vont bien ici. J'ai envie d'aller les voir, de leur dire qu'ils nous manquent, de leur demandés s'ils nous voient de là où ils sont. Ils doivent certainement être déçu de voir qu'on est que des pauvres déchets. C'était sûrement pas ce qu'ils espéraient de leurs fils. Faut dire que nous non plus on se voyaient pas finir comme ça. Personnellement, je me voyais dans mon magasin de bonbons, dans une petite ruelle d'Hong Kong. Yang, lui, aurait pu être mannequin ou peut-être PDG. J'ai toujours pensé qu'il avait un avenir prometteur. C'est peut-être moi le sur doué, mais c'est lui le plus confiant de nous deux. La preuve, c'est lui qui s'occupe de moi. Bref, les silhouettes de mes parents finissent par disparaître tandis que je commence à apercevoir le visage flou de mon frère. Je crois qu'il hurle. Son expression le montre en tout cas. J'ai l'impression d'être dans le gaz. Les effets de l'alcool me rendent sourd et presque aveugle. C'est peut-être pas plus mal. Yang n'a pas du tout l'air d'être content de me voir. Ou plutôt si mais il est en colère. D'autant plus quand il voit que je suis bourré. J'aurais voulu lui caché. Faire comme si je n'avais rien bu. Mais je crois que même un aveugle peut savoir quand je suis bourré ou pas. J'ai pourtant bu que deux verres. Deux tout petits verres. Ca suffit tout de même à me retourner l'estomac. Le crâne. Tout. Yang continue de hurler. Et plus les secondes avancent plus je me rend compte du volume sonore. Je plisse les yeux. Les sons sont comme amplifiés. Je colle mes mains contre mes oreilles empêchant au maximum les sons d'y arrivés. Oui, je n'entend pas ses paroles. Seulement les sons qu'il fait. C'est comme des bourdonnements. Bzzz bzzz. J'essaye alors de me concentré mais Yang attrape mes mains et me redresse d'un coup. Mon estomac se retourne. Je grimace. C'est qu'une question de minute avant que je vomisse. « Arrête de crier, papa et maman vont t'entendre. » chuchotai-je sans savoir de quoi je parle. L'alcool me fait dire n'importe quoi. Si on me demandait mon nom, je serais incapable de le dire sans bégayer. De nouveau, mon frère marmonne -ou hurle- quelque chose. Je ne sais toujours pas quoi. Je répond par des bruits incompréhensibles. Digne des animaux de la jungle. D'un coup, je sens, une nouvelle fois, que Yang me soulève et m'emmène je ne sais où. Sur le lit, je crois. Oui, c'est le lit. Ce truc inconfortable qui nous sert de couchette. Mon estomac se brasse à nouveau. On dirait une bombe à retardement dans mon ventre. Une bombe qui ne va pas tarder d'explosé. Il me semble que le son est revenu. J'entends à nouveau de manière claire. « Va te rallonger déjà, et tu m'expliques !  » dit-il, inquiet. Je souris comme un imbécile. Encore une conséquence de ma consommation d'alcool. Rien de tout ça me fait rire, je n'ai pas spécialement envie de rire. Pourtant je souris. Je vais même jusqu'à poussé un petit ricanement. Tout ça sans répondre à mon frère qui lui pendant ce temps-là rajoute un « Plus jamais, tu m'entends ?! ». Soudainement, j'ai un fou rire qui dure quelque secondes jusqu'à ce que la bombe à retardement dans mon estomac se décide à exploser. Je me lève alors d'un coup, court aussi vite que je peux jusqu'aux toilettes. Puis je vomis. Ma gorge brûle. Je sens comme des lames de couteaux qui traverse ma gorge. Des flammes semblent caresser les parois de mon estomac. Cette douleur dure bien quelques minutes puis tout s'arrête. Je sens mon frère me relever. Il a sûrement dû courir à mon secours. Je peine à me relever. Mes jambes n'ont plus la force de me tenir. Mes forces m'ont abandonnées. Alors je m'appuie sur les épaules de mon frère qui m'emmène jusqu'au lit. Quand je m'assois, je me vois tombé la tête en arrière. Mon regard se pose donc sur le plafond parsemé de taches de saletés. Je respire un bon coup. Comme si tout ce que je venais de vivre allait s'effacer d'un coup. Comme si d'un coup, l'alcool présent dans mon sang allait s’évaporer. « Tu diras rien à papa et maman, hein ? » chuchotai-je, n'ayant pas conscience de la réalité dans laquelle je me trouve. « Je voulais pas boire. » avouai-je en tentant de me relever mais je finis vite pas me recoucher quand je me rend compte que ma tête encore trop. « Mais les démons, ils m'ont attaqués. » lâchai-je en guise de défense. J'ai l'impression de parler comme un gosse. Je me demande si mon frère est encore là. J'en viens à me demander si je n'ai pas rêver la présence de mon frère. Si je n'ai pas rêver tout ça. C'est vrai, ça. Peut-être que tout ceci n'est qu'un rêve étrange. Rien de plus. Rien de moins.
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MessageSujet: Re: Il est libre Xin • Tanakas   Ven 14 Oct - 6:36

Il est libre Xin
Xin & Jin
But it's the same old situation, we made it through this far. I saw the flames burn out in your eyes, so won't you save this conversation.

Calme toi Jin, respire, ça va aller ! J'ai eu une peur bleue, j'ai déjà perdu mes parents, ils sont morts par ma faute alors s'il arrive quelque chose à mon petit frère, je ne me le pardonnerai jamais... Surtout pas lui, retirez moi tout ce que vous voulez mais pas Xin. Nous avons déjà rien mais au moins j'ai mon frère, je n'ai plus de vie. Plus de vie amoureuse. Plus de travail un minimum descend, plus de vie sociale. Juste mon frère. Il ne me l'a jamais demandé mais je lui consacre ma vie, parce que je suis comme ça et ça ne changera jamais surtout pas après tout ce qui nous ait arrivé, il souffre d'anxiété social, moi seul peut le calmer alors il est tout simplement hors de question que je lui laisse trop de liberté, même un minimum à croire que je n'y arrive pas. Ça m'étonne déjà assez qu'il m'ait pas dit d'aller me faire foutre en claquant la porte, il l'aurait certainement déjà fait s'il avait de quoi partir et si on avait pas une relation très fusionnelle. Et s'il n'était pas Xin. Mais regardez nous, on a rien. Strictement rien. Seulement une pièce où vivre, des fringues pour ne pas sortir à poil... Regardez simplement ce que je porte. Ce haut qui est beaucoup trop grand pour moi, ce haut que Xin porte souvent parce qu'on se partage nos fringues. Le pire dans tout ça ? Je lui donne tout ce que j'ai. Sauf que je n'ai rien.

Je ne suis pas du genre à crier sur mon frère, oh non loin de là, et d'ailleurs je ne suis pas réellement en colère mais là l'inquiétude a pris le dessus à tel point que je me mets à crier sur lui. Sur Xin. Je veux qu'il comprenne que j'ai eu une peur bleue et que je ne veux pas qu'il refasse ça, mais quand je le relève et l’amène vers le lit -plutôt vers le truc qui nous sert de lit-. Oui je crie à cause de l'inquiétude et d'ailleurs mon petit frère me demande d'arrêter, parce que nos parents vont nous entendre. Mon visage se décompose. Il s'attrape même un fou rire. Non Xin... S'il te plait. Tout mais pas ça. Je suis paralysé sur le moment, je ne sais plus quoi faire ni quoi dire, j'en ai froid dans le dos. Je nous revois alors, gosses, avec nos parents en train de jouer à ce jeu de société auquel nous avions l'habitude de jouer très souvent. Un nœud se forme au fond de mon ventre, ou plutôt une boule. Je me sens terriblement mal. Il a l'air si innocent, il ne se souvient pas. Il ne se rend pas compte à cause de l'alcool mais moi j'ai bel et bien mes deux pieds dans la réalité et je peux vous dire que la réalité, ça craint. Mais je n'ai même pas le temps de réagir que Xin court directement aux toilettes. Je l'entends vomir. Je fronce les sourcils et de nouveau l'inquiétude reprend le dessus, c'est pas possible, il est malade maintenant ! Je me dirige vers lui et le relève avant de retrouver le courage de parler « Ça va mieux ? » Je ne crie plus, je prends sur moi, je tente de me calmer et de ne plus penser à ce qu'il vient de me dire. Il tient à peine sur ses jambes, comment je le sais ? Parce que je le porte presque, il s'appuie sur mes épaules et je le ramène jusqu'au lit, il se laisse tomber. Je grimace quelque peu mais je finis par prendre place à ses côtés, du moins, à m'asseoir au bout du lit. Il est simplement bourré, ça ira mieux demain matin, cesse de t'inquiéter Jin!

Et là, de nouveau, il me demande de ne rien dire à papa et maman. Une boule au ventre, un noeud au fond de la gorge, je n'ose même pas croiser son regard. Qu'est-ce que je suis censé faire ? Lui dire la vérité pour le rendre malheureux ? Ou mentir et lui faire croire qu'on est effectivement dans cette réalité, sa réalité... Notre réalité. Quoi qu'il en soit il ne s'en souviendra même plus demain matin et à vrai dire je n'ai pas le temps de répondre qu'il m’annonce qu'il ne voulait pas boire. Il tente même de se relever mais abandonne aussitôt. « Reste allongé. » Qu'il ne tente pas de faire des efforts, il va simplement refaire un aller-retour aux toilettes. Je me lève tandis que cette fois, mon frère me dit que ses démons l'ont attaqués. Je fronce les sourcils sans le quitter du regard, ses démons ?  « Tu... as eu une crise d'angoisse ? » C'est bien ce que je craignais, ça. Putain de merde ! Je prends une profonde inspiration avant de me tourner vers le placard et d'y sortir un gros pull. Je le dépose sur le lit. « Enfile ça. » Plus vite en pyjama, enfin avec un truc qui nous sert de pyjama, plus vite il pourra dormir et je pense qu'il en a bien besoin. Je retourne à ses côtés, m'assoie au bout du lit près de lui et pose mon regard sur lui. Lâchant même un soupir. Je tente de ne pas lui montrer à quel point j'ai été inquiet même s'il est trop tard, il l'a bien compris en voyant l'accueil que je lui ai donné  « Xin, quand tu ne te sens pas bien tu M'APPELLES ! » commencé-je en appuyant sur ce dernier mot.  « Même si c'est une fausse alerte je préfère être là au cas où, je te l'ai déjà dit ! » je serais venu tout de suite, j'aurais inventé une excuse bidon à la jeune femme avec qui j'étais et basta! De toute façon, Xin n'est pas au courant de mes petites aventures, alors je ne pense pas qu'il évite de m'appeler par peur de déranger ou je ne sais quoi. Pour être honnête, je ne sais même pas si tout ce que je dis sers à quelque chose, s'il arrive à me comprendre. Il m'a entendu crier oui, mais est-ce qu'il a entendu ce que j'ai dit ? Ça ne m'empêche pas de lui parler pour autant. Au moins, mon petit frère est en sécurité maintenant, oui je le considère en sécurité à partir du moment où il est avec moi parce que je ne laisserais rien lui arriver.
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